C'est pas toujours les chinois...
... qui vous entourloupent. La preuve.
Cette semaine, je ne me sentais pas bien, fièvre, mal de ventre, nausées. Les médicaments qu'on avait acheté réduisaient bien le mal de ventre, mais pas sur le long terme, donc je me décide à aller consulter un docteur. Au cas où.
Wang Chao m'accompagne. Il a peur d'un problème de communication - même en français, le langage des médecins est parfois nettement incompréhensible... -, et surtout, qu'on me fasse faire tout plein de tests sans rapport avec mon mal en me faisant payer une fortune, ce qui a l'air courant en Chine, même pour les autrochones (pas de jaloux). On va donc dans le petit hopital juste à côté de chez nous, qui s'appelle, soit dit en passant, 煤炭总医院 (mei2 tan4 zong3 yi1 yuan4) Coal General hospital (Hôpital Général du Charbon). Pourquoi pas. Je n'ai pas vu de minier passer, et y'a pas vraiment de mines dans mon quartier :D Enfin. Cela doit avoir eu un sens...
Le weekend, c'est un peu vide, on se fait donc rediriger plusieurs fois, jusqu'à ce qu'on nous indique une rangée de portes à l'extérieur (pour l'odeur ???) : pour ceux qui ont des problèmes gastriques (拉肚子 la1 du4 zi, diarrhée... ça peut être utile à ceux qui ne le savent pas !), c'est par là !
Je ne me suis jamais faite examiner ici, j'ai donc droit a un 医疗手册 (yi1 liao2 shou3 ce4) livret médical tout neuf... Rien de bien excitant, c'est un carnet tout bête, avec des pages blanches à l'intérieur. Seule la couverture - aux couleurs de l'hôpital - change des petits cahiers qu'on achète dans le commerce. J'en ai un ou deux autres, remontant à des consultations à
la fac... de toute façon, il sert principalement à noter l'ordonnance, en tout cas pour les gens comme moi qui n'ont que des petits ennuis de santé passagers. La doctoresse nous demande la somme exorbitante de 5,5 Y (la moitié d'un euro), pour le carnet de santé peut-être, et nous donne deux tickets, pour des examens de selles. Oui, c'est pas ragoûtant, mais j'ai un but en vous racontant ça. Sinon je l'aurais omis. Non mais.
Direction, donc, les WC. Et là, c'est quand même bizarre. Ce sont des WC chinois traditionnels, crade, sans papier, bien sûr sans portes qui ferment vraiment - j'ai tellement envie que tout le monde me voit faire mes petites affaires ! - et pas de savon à proximité des lavabos. Pourtant, on est dans un hopital. Je suis sûre qu'on pourrait entrer dans ce genre d'hôpital en bonne santé et en ressortir malade comme un chien, rien que pour être allé aux toilettes et y avoir chopé des microbes. Enfin bref. Mettons un terme à ce charmant paragraphe.
J'amène mon spécimène à la fenêtre d'examination, et on nous redemande de payer... 4,5 Y Mais où s'arrêteront-ils ? Comment mangerons nous ce soir ?! Pour l'instant, on n'a donc même pas déboursé 10 Y... même pas un euro ! Je me rappelle que dans les hôpitaux d'université, le coût de la consultation était dérisoire. Mais ça ne tenait donc pas au fait qu'il était dans une université.
La nana examine l'échantillon au microscope devant nous, remplit le ticket donné par la doctoresse, et nous renvoit la voir. S'ensuit une examination rapide, quelques questions - Depuis quand as-tu mal au ventre ? Tu es de quel pays ? Tu aimes la Chine ? - dans cet ordre, et elle fait une ordonnance. Pour les médicaments ils se lachent un peu plus - environ 150 Y, mais il y a des médicaments chinois et des antiseptiques (je va laisser les seconds de côté pour le moment et voir ce que ça donne) donc tout le monde est content.
Résultat des courses : personnes amicales et compétentes, service rapide et coût
plus que raisonnable. Bon, faut parler chinois. Mais quand je pense que les hôpitaux "pour étrangers" font payer la consultation générale (sans examens ni rien, juste te prendre le poul et te conseiller d'augmenter les vitamines)... tenez vous bien... 100 US dollars ! Oui, cent ! C'est à dire que pour 5 fois plus cher vous avez... 10 fois moins.
Ben mon vieux, faudra me passer sur le corps avant que je rentre dans un de ces temples d'escrocs, moi. Même pour des WC propres, ça le vaut pas.
Cette semaine, je ne me sentais pas bien, fièvre, mal de ventre, nausées. Les médicaments qu'on avait acheté réduisaient bien le mal de ventre, mais pas sur le long terme, donc je me décide à aller consulter un docteur. Au cas où.Wang Chao m'accompagne. Il a peur d'un problème de communication - même en français, le langage des médecins est parfois nettement incompréhensible... -, et surtout, qu'on me fasse faire tout plein de tests sans rapport avec mon mal en me faisant payer une fortune, ce qui a l'air courant en Chine, même pour les autrochones (pas de jaloux). On va donc dans le petit hopital juste à côté de chez nous, qui s'appelle, soit dit en passant, 煤炭总医院 (mei2 tan4 zong3 yi1 yuan4) Coal General hospital (Hôpital Général du Charbon). Pourquoi pas. Je n'ai pas vu de minier passer, et y'a pas vraiment de mines dans mon quartier :D Enfin. Cela doit avoir eu un sens...
Le weekend, c'est un peu vide, on se fait donc rediriger plusieurs fois, jusqu'à ce qu'on nous indique une rangée de portes à l'extérieur (pour l'odeur ???) : pour ceux qui ont des problèmes gastriques (拉肚子 la1 du4 zi, diarrhée... ça peut être utile à ceux qui ne le savent pas !), c'est par là !
Je ne me suis jamais faite examiner ici, j'ai donc droit a un 医疗手册 (yi1 liao2 shou3 ce4) livret médical tout neuf... Rien de bien excitant, c'est un carnet tout bête, avec des pages blanches à l'intérieur. Seule la couverture - aux couleurs de l'hôpital - change des petits cahiers qu'on achète dans le commerce. J'en ai un ou deux autres, remontant à des consultations à
la fac... de toute façon, il sert principalement à noter l'ordonnance, en tout cas pour les gens comme moi qui n'ont que des petits ennuis de santé passagers. La doctoresse nous demande la somme exorbitante de 5,5 Y (la moitié d'un euro), pour le carnet de santé peut-être, et nous donne deux tickets, pour des examens de selles. Oui, c'est pas ragoûtant, mais j'ai un but en vous racontant ça. Sinon je l'aurais omis. Non mais. Direction, donc, les WC. Et là, c'est quand même bizarre. Ce sont des WC chinois traditionnels, crade, sans papier, bien sûr sans portes qui ferment vraiment - j'ai tellement envie que tout le monde me voit faire mes petites affaires ! - et pas de savon à proximité des lavabos. Pourtant, on est dans un hopital. Je suis sûre qu'on pourrait entrer dans ce genre d'hôpital en bonne santé et en ressortir malade comme un chien, rien que pour être allé aux toilettes et y avoir chopé des microbes. Enfin bref. Mettons un terme à ce charmant paragraphe.
J'amène mon spécimène à la fenêtre d'examination, et on nous redemande de payer... 4,5 Y Mais où s'arrêteront-ils ? Comment mangerons nous ce soir ?! Pour l'instant, on n'a donc même pas déboursé 10 Y... même pas un euro ! Je me rappelle que dans les hôpitaux d'université, le coût de la consultation était dérisoire. Mais ça ne tenait donc pas au fait qu'il était dans une université. La nana examine l'échantillon au microscope devant nous, remplit le ticket donné par la doctoresse, et nous renvoit la voir. S'ensuit une examination rapide, quelques questions - Depuis quand as-tu mal au ventre ? Tu es de quel pays ? Tu aimes la Chine ? - dans cet ordre, et elle fait une ordonnance. Pour les médicaments ils se lachent un peu plus - environ 150 Y, mais il y a des médicaments chinois et des antiseptiques (je va laisser les seconds de côté pour le moment et voir ce que ça donne) donc tout le monde est content.
Résultat des courses : personnes amicales et compétentes, service rapide et coût
plus que raisonnable. Bon, faut parler chinois. Mais quand je pense que les hôpitaux "pour étrangers" font payer la consultation générale (sans examens ni rien, juste te prendre le poul et te conseiller d'augmenter les vitamines)... tenez vous bien... 100 US dollars ! Oui, cent ! C'est à dire que pour 5 fois plus cher vous avez... 10 fois moins.Ben mon vieux, faudra me passer sur le corps avant que je rentre dans un de ces temples d'escrocs, moi. Même pour des WC propres, ça le vaut pas.
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