Un vrai faux ou un faux vrai ?
Vendredi soir, il pleuvait des cordes, et si vous avez lu le billet de vendredi, vous le savez déjà. Sinon, ben je vous le dis. C'est pas super important, mais c'était surtout pour dire que ça n'avançait pas, et du coup, j'écoutais la radio que le chauffeur avait mit à fond, m'empêchant ainsi de me détruire définitivement les oreilles avec les MP3.
Le reportage en cours présentait un journaliste se rendant de bon matin aux portes de 故宫 (gu3 gong1) la Cité Interdite en quête de billets au noir. Et apparement*, ça cartonne, notamment les billets pour étudiants qui se distribuent comme des petits pains.
Le journaliste tape la discute avec un des vendeurs de "faux" billets, qui lui assure que ce sont des vrais, et qu'il les obtiens par ses 关系 (guan1 xi4) relations. Ben si il a de telles relations, pourquoi il fait l'entrée de la Cité Interdite à 7h du mat' ? Enfin, sa relation, c'est peut-être le balayeur de l'imprimerie qui sous-traite les billets :D
Pourquoi je vous raconte ça ? D'abord pour dire qu'il vaut mieux acheter les billets à la guichetterie que de se faire avoir, même si pour les billets étudiants, ça avait l'air d'être des "vrais". ON n'est jamais trop prudent.
Au début, le journaliste ne lui fait pas confiance, et le vendeur lui
lance : "écoute, je bouge pas d'ici de la matinée (à quelques minutes près, comme vous pourrez le voir par la suite), alors si ça ne marche pas, reviens me voir". Et de lui expliquer que son commerce est très profitable, et qu'il n'a aucune intention de partir ! D'ailleurs, le journaliste n'a pas de monnaie, et le vendeur non plus, et ledit vendeur lui propose donc de repasser après sa visite, il en aura sûrement à ce moment là. Et qu'il ne va pas se sauver avec les 100 Y du type, parce qu'il se fait beaucoup plus par jour, ça serait stupide de sa part de partir maintenant avec si peu. Bon. Donc le commerce souterrain de billets étudiants pour la Cité Interdite est rentable.
Mais je vous raconte ça surtout pour l'anecdote suivante. Bien dans son rôle, le journaliste achète donc un billet, mais à ce moment, des flics débarquent. Le vendeur de billet balise un peu, mais ne détale pas et finit la transaction. Trop tard, les flics le voient et l'embarquent. Un vendeur qui est passé entre les mailles du filet rassure le journaliste en lui expliquant qu'ils se sont tous fait ramasser par les flics au moins une fois, qu'ils ont l'habitude et qu'il y a pas de quoi fouetter un chat.
En effet, le journaliste revient une heure plus tard, et notre vendeur de billets est revenu à son poste. Le journaliste est étonné, et le vendeur lui explique que les flics l'emmènent au poste, lui font payer 50 Y d'amende (5 euros, une somme assez ridicule, même pour la Chine !) et basta. Bon, faut pas qu'il se fasse embarquer dix fois par jour, mais une amende par semaine, ça doit pas l'empêcher de dormir !
C'était assez bizarre, ce reportage radio. D'abord je me suis dis "c'est de la propagande, vu qu'ils viennent de passer la loi anti-torture, ils montrent que les flics ne sont pas si horribles que ça". Mais bon, ça ne donne pas une super image de l'autorité de la police, et ça doit encourager plein de gens qui vont se dire que ça vaut le risque... Je ne sais pas ce que vous en pensez...
Edit : J'en ai parlé à Wang Chao, qui m'a dit qu'il savait. Comme quoi cette amende de 50 Y, c'est pas récent...
* Si je fais des contre-sens, faut pas (trop) m'en vouloir, la radio en Chine ayant le défaut de ne diffuser que du chinois, c'est pas toujours super compréhensible, surtout avec leurs accents bizarres et la vitesse d'ellocution qui augmente au fur et à mesure que le moment de la pub approche.
Le reportage en cours présentait un journaliste se rendant de bon matin aux portes de 故宫 (gu3 gong1) la Cité Interdite en quête de billets au noir. Et apparement*, ça cartonne, notamment les billets pour étudiants qui se distribuent comme des petits pains.
Le journaliste tape la discute avec un des vendeurs de "faux" billets, qui lui assure que ce sont des vrais, et qu'il les obtiens par ses 关系 (guan1 xi4) relations. Ben si il a de telles relations, pourquoi il fait l'entrée de la Cité Interdite à 7h du mat' ? Enfin, sa relation, c'est peut-être le balayeur de l'imprimerie qui sous-traite les billets :DPourquoi je vous raconte ça ? D'abord pour dire qu'il vaut mieux acheter les billets à la guichetterie que de se faire avoir, même si pour les billets étudiants, ça avait l'air d'être des "vrais". ON n'est jamais trop prudent.
Au début, le journaliste ne lui fait pas confiance, et le vendeur lui
lance : "écoute, je bouge pas d'ici de la matinée (à quelques minutes près, comme vous pourrez le voir par la suite), alors si ça ne marche pas, reviens me voir". Et de lui expliquer que son commerce est très profitable, et qu'il n'a aucune intention de partir ! D'ailleurs, le journaliste n'a pas de monnaie, et le vendeur non plus, et ledit vendeur lui propose donc de repasser après sa visite, il en aura sûrement à ce moment là. Et qu'il ne va pas se sauver avec les 100 Y du type, parce qu'il se fait beaucoup plus par jour, ça serait stupide de sa part de partir maintenant avec si peu. Bon. Donc le commerce souterrain de billets étudiants pour la Cité Interdite est rentable.Mais je vous raconte ça surtout pour l'anecdote suivante. Bien dans son rôle, le journaliste achète donc un billet, mais à ce moment, des flics débarquent. Le vendeur de billet balise un peu, mais ne détale pas et finit la transaction. Trop tard, les flics le voient et l'embarquent. Un vendeur qui est passé entre les mailles du filet rassure le journaliste en lui expliquant qu'ils se sont tous fait ramasser par les flics au moins une fois, qu'ils ont l'habitude et qu'il y a pas de quoi fouetter un chat.
En effet, le journaliste revient une heure plus tard, et notre vendeur de billets est revenu à son poste. Le journaliste est étonné, et le vendeur lui explique que les flics l'emmènent au poste, lui font payer 50 Y d'amende (5 euros, une somme assez ridicule, même pour la Chine !) et basta. Bon, faut pas qu'il se fasse embarquer dix fois par jour, mais une amende par semaine, ça doit pas l'empêcher de dormir !C'était assez bizarre, ce reportage radio. D'abord je me suis dis "c'est de la propagande, vu qu'ils viennent de passer la loi anti-torture, ils montrent que les flics ne sont pas si horribles que ça". Mais bon, ça ne donne pas une super image de l'autorité de la police, et ça doit encourager plein de gens qui vont se dire que ça vaut le risque... Je ne sais pas ce que vous en pensez...
Edit : J'en ai parlé à Wang Chao, qui m'a dit qu'il savait. Comme quoi cette amende de 50 Y, c'est pas récent...
* Si je fais des contre-sens, faut pas (trop) m'en vouloir, la radio en Chine ayant le défaut de ne diffuser que du chinois, c'est pas toujours super compréhensible, surtout avec leurs accents bizarres et la vitesse d'ellocution qui augmente au fur et à mesure que le moment de la pub approche.
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