Traditions avant le Nouvel An

Publié le par Aixue

Puisque le Nouvel An chinois approche, intéressons-nous un peu aux traditions qui l'entourent.

Le solstice d’hiver (11ème jour du 11ème mois lunaire) est aussi appelé le "petit nouvel an". Rappelez-vous, c'est ce jour-ci qu'on doit manger des 饺子 raviolis si on tient à ses oreilles (voir billet du 23/12/05, "raviolis en folie"). La fête du solstice d’hiver était surtout célébrée par les paysans car elle annonçait le printemps et le rallongement des jours tandis que débutait la période des 81 jours de grands froids. Ce jour là, on prépare des offrande aux ancêtres (viande de porc bouillie, 元宵 (yuan2 xiao1) - boulettes de riz glutineux farcies...). Après l’offrande, la maison doit être nettoyée afin de chasser les malheurs de l’année écoulée. Notre nettoyage de printemps, quoi. Il y a d'ailleurs une façon spéciale de balayer pour ne pas s'attirer malheur, on m'avait expliqué quand j'étais à Hong Kong chez les grands parents de Kat au moment du Nouvel An. Je ne me rappelle plus... tout ce que je me rappelle, c'est qu'on avait tout néttoyé pour bien commencer l'année, même la grille du portail d'entrée ! Faut dire qu'ils sont encore plus traditionnalistes à Hong Kong qu'en Chine, sûrement à cause de la "menace" culturelle anglosaxonne...Enfin, je chercherai... si quelqu'un peut nous raconter dans un commentaire, ça me va aussi ;D

La fête Lari (14ème jour du 12ème mois lunaire) : célébré 3 jours après le solstice d’hiver pour fêter les récoltes, remercier les ancêtres, et des dieux du foyer : le dieu de la porte, le dieu de l’auvent, le dieu du puits, le dieu de l’âtre, le dieu du foyer, et le dieu des fenêtres (sponsorisé par Lapeyre. Non ? Bon). Elle n’est plus célébrée de nos jours que par une bouillie spéciale, le Labazhou 腊八粥 (la4 ba1 zhou1), constituée d’aliments qu’on avait coutume d’offrir aux ancêtres, aux dieux, et aux amis à cette période : riz, pois, fèves, haricots, soja,  jujubes, châtaignes... Cette bouillie est aussi consommée en Inde et dans d’autres pays bouddhiques.

Le 23ème jour du 12ème mois ouvre la période de préparation de la fête du Nouvel An. Cette année, c'était le 22 janvier si mes calculs sont bons.
Ce jour là, le dieu du foyer, Zaojun, remonte au ciel faire son rapport annuel à l’empereur céleste et rapporte tout ce qu'il sait sur la conduite de chaque humain. Pour se le mettre dans la poche, on lui offre des mets et du vins ; et surtout, on lui offre des sucreries pour lui coller la bouche pour qu’il ne parle pas trop, ainsi que de l’opium ou de l'alcool pour l’ensommeiller et lui faire oublier toutes les fautes dont il a été le témoin. Quels petits malins, ces chinois, hein ! L'Eglise devrait essayer de soûler Dieu au vin de messe, pour voir s'il devient plus miséricordieux ;D ! On dépose ensuite sur un autel de l’eau, de l’herbe et du grain pour son cheval dont on a découpé la silhouette dans du papier. Enfin, on brûle l'effigie de Zaojun (en papier, ou statuette en bois) à la fin de l’offrande. Celle-ci sera remplacée par une nouvelle statuette le jour de son retour. Le départ de Zaojun est accompagné par des lancés de pétards qui ont pour vertu d’effrayer les mauvais esprits et d’attirer les bons au moment des offrandes. Ils sont également censés réjouir les dieux.

L’origine des pétards, en chinois 爆竹
(bao4 zhu2) - bambous violents - ou 鞭炮 (bian1 pao4), a 2 origines. La première légende raconte qu’au cours d’un violent combat, l’armée, sur le point d’être vaincue, décida de se replier. Dans sa fuite, elle arrive aux pieds d’une grande plantation de bambous. Les soldats mirent le feu au champ de bambous pour empêcher l'ennemi de les suivre. Le bruit et la lumière qui se dégagea de l’explosion furent tellement impressionnants que les poursuivants  prirent aussitôt leurs jambes à leur cou. La seconde veut qu’autrefois les voyageurs qui campaient dans la montagne avaient coutume d’allumer des bambous afin d’éloigner les ShanSao, des êtres fabuleux mais inoffensifs de petite taille. Ce êtres avaient pour habitude de se glisser la nuit jusqu’au camp des voyageurs, cherchant leur feu pour y rôtir des crabes qu’ils parvenaient à attraper à mains nues. Bon ça va, c'est pas trop méchant. Tant qu'ils faisaient pas rôtir les voyageurs... Les bruits pétaradant des bambous mettaient radicalement en fuite ces petits perturbateurs nocturnes.

Le 24ème jour du 12ème mois lunaire : le lendemain du départ de Zaojun, tous les dieux du foyer doivent à leur tour remonter au ciel. On brûle palanquins et chevaux, leur moyen de transport jusqu’au ciel, ainsi que du faux papier monnaie afin qu’ils ne manquent de rien durant le voyage. Il est coutume de les reconduire très tôt le matin, un jour venteux de préférence pour faciliter la montée au ciel. On salue leur départ avec des pétards afin d’éloigner tous esprits néfastes. Après leur départ la famille profite de leur absence pour effectuer un grand rangement dans la maison.

Leur retour est attendu le 4ème jour du premier mois de la nouvelle année. Cette année, c'est le 1er février.

Source : Eurasie.net
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Publié dans Culture & traditions

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G
Désolé, j'ai appuyé sur ENTER par inattention. Passons.<br /> Donc je disait que la traduction exacte serai plutôt "bambou explosif"<br /> Car le caractère 爆 veut dire explosif, à différencier avec 暴 (violent) même s'ils sont homophones.<br /> <br /> J'aime bien ton blot, très instructif, même pour moi qui suis d'origine chinoise. <br /> <br /> Cependant, il y a certaines erreurs de langues qui font trouble fête dans tes articles. Je te les montrerai au fur et à mesure. <br /> Enfin, si tu ne me trouveras pas trop chiante^^.<br /> <br /> En tout cas, bon courage pour la suite :ok:
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A
En fait cet article je l'ai copié sur le site que je donne en bas, je l'ai raccourci et j'ai ajouté quelques trucs...Mais ne te gènes pas pour faire des commentaires et des réctifications, j'ai encore beaucoup de progrès à faire en chinois ;D
G
爆竹 (bao4 zhu2) - bambous violents
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