Auprès de mon arbre, je vivais heureux...
Ca fait longtemps que je ne vous ai pas conté de 'tit 成语 chengyu, alors allons-y.Nous voilà de retour à l'époque des Printemps et des Automnes. Un paysan habitant l'Etat de Song se démène dans son champs lorsqu'il voit un lapin trébucher sur une racine et se fracasser le cou en tombant. Le lapinou est raide mort, et le paysan tout content. Il va pouvoir se manger un bon civet à la mode du Sichuan* - c'est à dire, plus de piments que de lapin - ce soir là.
Pendant la nuit, il ne trouve pas le sommeil - a-t-il le ventre trop plein ? Il réfléchit, réfléchit... et se dit "Non d'un petit bonhomme ! A planter des choux tous les jours, je me casse le c... pour rien, tout ce que j'ai à faire, c'est attendre qu'un autre lapin trébuche sur la traître racine ! Et comme le lapin, c'est bien meilleur que le chou, je ne perds rien au change !"
Du coup, il vend tous ses outils sur ebay... euh non... au marché du coin, il prend un transat et un oreiller, et part faire le guet vers sa racine, attendant qu'un lapin veuille bien se prendre les papates dedans. Le pauvre, il a vite dû regretter ses choux !Depuis, 守株待兔 (shou3 zhu1 dai4 tu4) - se planquer à côté d'une racine et attendre la venue d'un lapin - critique les gens qui attendent que tout leur tombe tout cuit dans les mains (alors que le paysan chinois, quand même, il l'a fait cuire, son lapin !) et ne font rien pour que les choses arrivent.
Exemple : Attends, tu te planques à côté d'une racine pour attendre un lapin bigleux ou quoi ! Si tu crois que tu vas réussir à faire fortune planqué derrière ta plante verte à refourguer tout le boulot à tes collègues, tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate !

* Oui, je sais, le Sichuan n'existait probablement pas à cette époque. Mais si je ne brode pas, l'histoire tient en 3 lignes. Alors on ne se plaint pas, et on y croit !
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