Tel est prit qui croyait prendre
Le 成语 chengyu du jour : une histoire de serpent. Dans les temps anciens et reculés, il y avait un magistrat corrompu quelque part en Chine qui profitait bien de la vie grâce à ses enveloppes rouges et autres commissions. Mais il ne devait pas être très subtile car un voile de doute se leva sur son cabinet, et les gens commencèrent à se plaindre. Seulement, personne ne savait que c'était lui, et on soupçonnait plutôt son secrétaire, le pauvre. Des mécontents décidèrent donc de faire une pétition et de l'envoyer au responsable du cabinet lui même, notre magistrat, donc, pour qu'il fasse le ménage parmi ses ouailles et qu'il vire le secrétaire.Vous imaginez la tête du secrétaire lorsqu'il reçoit la pétition en question. Il en tremble, on ne sait pas si c'est de rage ou de peur, et écrit en dessous de la pétition : "vous avez battu l'herbe et effrayé le serpent".

Depuis, 打草惊蛇 (da3 cao3 jing1 she2), "battre l'herbe et effrayer le serpent" signifie que l'on a prévenu l'objet de son courroux de ses intentions à son égard, qu'on a alerté l'ennemi par manque de précaution.
Exemple : Quelle andouille tu fais, tu as vraiment battu l'herbe et effrayé le serpent ! Comment pouvais-tu ignorer que Marc était le beau-frère de ton patron et qu'il irait lui raconter que tu cherchais un autre boulot ?
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