Par ici la visite...

Jeudi 10 août 2006
Allez, ça fait longtemps que vous n'avez pas eu votre dose de 成语 chengyu !

Dans les temps anciens, un homme était accro à la fourrure et à la bonne chair. Une sorte de... non, là, j'ai beau Googler, je trouve pas. Où a-t-on vu un top model / pop star ayant un bon coup de fourchette ? Tant pis, fausse piste. Je rembobine... .etsip essuaf ,sip zziiiiiiiiiip ennob al... bonne chair.

Il aimait tellement la fourrure qu'il n'en avait jamais assez. Et était tellement exigeant qu'il refusait la moitié des peaux de bête qui lui étaient apportées. Pourtant, quand l'animal porte sa propore fourrure, c'est tellement beau ! Il décide alors d'aller discuter directement avec le propriétaire originel de ladite fourrure : l'animal. Il part donc à la rencontre de ses partenaires commerciaux potentiels.

Il rencontre tout d'abord un beau renard à la fou
rrure soyeuse , une couleur magnifique, d'un auburn digne des meilleurs coloristes d'Hollywood. Notre héro - appellons le TchingTchongTchang - aborde le renard en ces termes :
- Et bonjour Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! Si...
OK. Rembobinage, deuxième. ...iS ! uaeb ziiiiiiip semret sec... termes :
- Wow, le renard, qu'est ce que t'as des chouettes poils ! Sans mentir, je me vois vraiment bien avec une capeline faite de ta fourrure ! Tu me donnes tes poils, dis ? Non ? Bon, j'achète.  10 yuans. 20. 50. 50 mille ! Allez, fait pas ton pingre, donne-moi ta peau !

Devant le refus de l'animal, notre
TchingTchongTchang ne se laisse pas démonter pour autant, et décide de poursuivre son deuxième hobbie : la bonne bouffe. De même que pour la fourrure, sa haute compréhension du sujet le porte à beaucoup d'exigeances, et comme le sait tout un chacun, rien de mieux que de la nourriture bien fraîche. Il part en quête de son second partenaire commercial potentiel, et le trouve en la personne (...) d'un mouton.
- Salut le mouton ! Dis-donc, je reviens de Mongolie, et je dois dire que je kiffe vraiment les brochettes qu'on mange là-bas. Tu voudrais pas me donner ta viande pour que je me remémore ce goût exquis ?
Evidemment, le mouton se sauve à fond les ballons
en bêlant à tue-tête "Au fou ! Enfermez-le !".

Moralité... heu, non, tiens. Pas de moralité. On est pas chez Môssieur de Lafontaine ! Enfin, depuis, 谋皮 (yu3 hu3 mou2 pi2) - emprunter la peau d'un renard - signifie qu'il est impossible de demander à des personnes mauvaises de se sacrifier.

Mouai, c'est bien chinois, ce truc, pour le coup. Eux et leurs sacrifices... Parce que bon ou mauvais, même combat, non ? Moi, j'aurais été le renard, je lui aurais non seulement refusé ma peau, au TchingTchongTchang, mais je l'aurais aussi mordu un bon coup, avec le virus de la rage en cadeau si possible ! Ou alors, on fait échange. Les poils contre... les doigts de pieds, tiens. Je suis sûre que les renards adoraient avoir des doigts de pieds. Enfin, passsons.


Plus tard, 与狐谋皮 - emprunter la peau d'un renard - a évolué en 与虎谋皮- emprunter la peau d'un tigre - (même prononciation) parce que le tigre, c'est quand même drôlement plus glamour que le renard ! Non, en fait, si quelqu'un sait pourquoi le pôv' renard s'est fait éjecté comme un malpropre...

Exemple : Tu sais bien qu'il n'est pas possible d'emprunter la peau d'un renard ! Ce type est presque arrivé au top de sa boîte, pourquoi est-ce qu'il risquerait sa carrière pour ta petite personne ? Tu rêves !
Par Aixue - Publié dans : Langue & proverbes
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus